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Association Abbaye de Marbach
Fuchigami 27 juin 2008

Vendredi 27 juin 2008 , 20h 30...
... entrée libre avec plateau...

Fuchigami to Funato



Ce duo est dans une exploration de déconstruction-élaboration des conventions qui figent habituellement un espace culturel.
Il est un pont entre 2 cultures et se joue des 2.
Il a pris le risque par défi et par universalisme.Il est passeur et vient nous livrer le fruit de sa recherche et de sa créativité.
C'est vrai qu'à vouloir surprendre à tout prix il pourrait finir par nous faire rire...jaune.
Leur prestation scénique est très surprenante ,intimiste et éclatante;dépouillée et élaborée...


Francis Marmande écrivait dans Le Monde en  Juin 2005

Junko est de ces chanteuses que Bernard Lubat nomme avec respect des « chanteuses sous–réalistes ».
La trentaine, une drôle de dégaine, garçonne, enfant, incertaine, bizarrement courbée à l’instant de chanter, le visage tendu vers le micro, les bras tétanisés ou soudain relâchés, elle semble une fille naturelle de Brigitte Fontaine et de Blossom Dearie. Avec des accélérations à la Patti Smith… Il y a du rock, là-dessous, du jazz, de l’alternatif et ce qui n’appartient qu’à elle Junko, sa voix : sa voix de petite fille, sa voix d’innocente, sa voix de drame, sa voi détimbrée du désir, sa voix de timbrée rageuse, sa voix d’amante trahie.
Junko chante en duo avec un excellent contrebassiste et c’est tout (Hiroshi Funato). Il assure d’un bout à l’autre : sur les tempos, sur la vélocité, sur les rythmes obsédants, dans le rockabilly, ou pour les atmosphères. Son micro (cellule sur le chevalet) permet toutes les nuances, les montées, les chutes de sens, du son acoustique. Junko parfois joue d’un petit harmonica et souvent d’un mélodica en plastique bleu sale, parfaitement hideux. Elle en joue très bien. N’importe quel instrument catastrophique ou réprouvable peut être joué avec génie.
Cela s’appelle la musique.
Sur le mélodica, on ne connaît que Lubat et Junko. C’est assez pour un premier festival sous–réaliste.


 

 

 LE DUO MIXTE FUCHIGAMI TO FUNATO DE KYOTO EXPLORE LES POSSIBILITÉS DE LA VOIX ET LES FRONTIÈRES DU JAZZ EN PARFAITS AVENTURIERS


Junko Fuchigami tisse son oeuvre loin, très loin des feux des projecteurs, surtout depuis qu'ils sont obsédés par les interchangeables mannequins gazouillants d'un jour. Insurgée sans pathos, perpétuelle équilibriste sur le qui-vive créatif, Junko refuse de faire de la vocalise de bois - comme on le dit de la langue. Comme si cette voix croyait tout simplement, conséquences comprises, à la beauté de ce qu'elle chante.

Quand on en est là, on fait tout pour s'effacer, pour retirer en douceur son petit ego technique du jeu, ou plutôt du miracle vocal. Une sagesse qui culmine avec Junko dans un respect absolu de la note, comme on peut l'avoir de la vie, choses fragiles et précieuses. Précieuses à la mesure de leur fragilité.

Et ce sont les cordes élastiques de Hiroshi Funato qui sont en si intime syntonie chromatique avec ce monde mouvant aux contours précis, de clairs-obscurs tranchés.

Leurs productions combinent tension nerveuse, que soulignent une contrebasse et un mélodica aux prises avec des accélérations compulsives, et apaisement des ambiances éthérées.

A cheval entre la musique improvisée et le jazz, la chanson et l'illustration sonore, Fuchigami ' Funato pioche de toute part la matière étonnamment riche de ses miniatures impressionnistes et ludiques, s'autorisant ce chassé-croisé de techniques que la pratique académique réprouve. Et dévoile ainsi, par le biais sans doute le plus dépouillé et le plus ardu, un parcours d'inventions musicales dont les perles, enrobées dans la dérision magistrale de leurs auteurs, n'a pu jusqu'ici se faire entendre tout à fait.

La critique positiviste ne comprendra jamais rien à ces histoires de musique. C'est pourtant parce qu'ils croient à ce qu'ils jouent, à cette musique minimaliste qui se joue de l'obsession du branché-bobo, que ces anachroniques heureux déplacent les montagnes. Ils affichent la persévérance des illuminés tranquilles pour qui un message incarné avec passion finit forcément par atteindre ses destinataires potentiels. Bref, Fuchigami ' Funato à l'affolante maîtrise ont beau redire les charmes d'une esthétique historiquement circonscrite, leur musique a la légèreté des choses sans âge.

Joël Isselé (Reflet DNA)

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