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Association Abbaye de Marbach
Samedi 20 juillet
Samedi 20 juillet 2013 à 20h30

Wesendonk Lieder
-Richard Wagner-
Vier letzte Lieder
-Richard Strauss-
. 
Laurence Hunckler, Soprano
Claude Sitterlin; Piano
 .
Entrée Libre - Plateau


Richard WagnerWesendonk Lieder - Richard Wagner (1813-1883)
L'histoire de ce cycle de cinq lieder pour voix de femme avec accompagnement de piano, composés entre le 30 novembre 1857 et le 1er mai 1858 a pour origine une passion amoureuse. Passion amoureuse entre Richard Wagner et Mathilde Wesendonk (1828-1902) à laquelle il rend hommage en mettant en musique ses poèmes. En 1853, Wagner avait dédié une Sonate pour piano à l’épouse d’un riche négociant en soie, Otto Wesendonk. Cette oeuvre révélait sa passion amoureuse. Le compositeur et sa femme s'étaient installés dans un faubourg de Zurich en 1857, précisément sur le domaine des Wesendonk. Wagner avait achevé le livret de Tristan et Isolde et s'était lancé dans la composition de l'opéra dont la création eut lieu huit ans plus tard, le 10 juin 1865, à Munich.
Les cinq lieder qu'il prit le temps de composer étaient offerts à « son ange qui avait su l’élever à des hauteurs vertigineuses ». Mathilde lui apportait les textes au fur et à mesure. En 1858, l’idylle s’acheva brutalement lorsque l’épouse du compositeur, Mina Wagner, découvrit une lettre que Mathilde destinait à Richard. Otto Wesendonk en prit connaissance à son tour. La crise qui s’ensuivit provoqua le divorce entre Wagner et son épouse. A la fin de l’année 1858, le compositeur partit s’installer à Venise.
Les lieder furent regroupés en un recueil révisé à deux reprises, en 1858, puis en 1862. Wagner n’orchestra que le dernier lied, Träume. Les quatre autres le furent ultérieurement par le chef d’orchestre Felix Mottl (1856-1911).
Lorsque Wagner décida d'organiser les cinq pièces en un cycle constitué, il les ordonna non pas dans leur ordre de composition, mais en fonction d'une logique dramatique. Le compositeur avait moins “travaillé” sur les vers de Mathilde que tenté de percevoir les atmosphères qu'ils lui suggèrent.
Le cycle fut créé au domicile de l'éditeur Schott, non loin de Mayence, le 30 juillet 1862. La soprano Emilie Genast était accompagnée au piano par Hans von Bülow.
 
Richard StraussVier letzte Lieder - Richard Strauss (1865-1949)
Composés entre juin et septembre 1948, les Quatres derniers Lieder, écrit pour soprano et orchestre, sont bâtis sur les textes de deux écrivains, Hermann Hesse et Joseph Von Eichendorff pour le dernier (Im Abendrot). Plus que leur atmosphère, c'est le climat d'adieu qui l'emporte. Adieu serein, résigné, voire souriant à ce qui fut la culture européenne, adieu au monde du lied et de la buée poétique qui l'entoure, adieu à la voix de femme qu'il adora comme un fourreau sublime par ses élans aériens. Adieu bien sûr à sa propre vie également, Richard Strauss a su dans l'écrin diaphane d'un orchestre, entre murmure et quasi-invisibilité, faire monter comme un chant d'alouette, une voix qui plane en tournoyant au-dessus du pauvre monde d'ici-bas.
 Alors peuvent monter ses hymnes à la nuit, ce lent départ absolument pas larmoyant, faisant de cette oeuvre ultime, une musique immense, une sorte de transcendance émane de ces chansons du milieu de la nuit, de la mort qui approche.
Sans lien thématique entre eux, les quatre poèmes peuvent se lire au travers des derniers mots : « Comme nous sommes las d'errer ! Serait-ce déjà la mort? » Cette « mort et transfiguration » va grâce à l'intercession de la voix venant du monde d’en haut, descendant d'ailleurs du monde, faire entendre le souffle ultime du vieux bonhomme et son idée dernière : l'acceptation souriante de la mort dont on entend les pas. Malgré le tapis étonnant déployé par l'orchestre et ses sortilèges, la couleur globale est camaïeu. Souvent grise et murmurée, avec des rougeurs tendres de couchant, l'orchestre se couche au pied de la chanteuse, tout en distillant des raffinements incroyables, avec des parties solistes extrêmement subtiles.
Quatre poèmes donc Frühling, September, et Beim Schlafengehen d'Herman Hesse, et Abendrot d'Eichendorff, sans lien thématique, et dont le nom définitif, l'ordre même n'auront pas été fixés par le compositeur mort avant la première audition. Longtemps, et d'après sans doute la volonté même de Strauss, l'ordre fut le suivant dès la création : Beim Schlafengenhen, September, Frühling et Im Abendrot. Ce qui en mettant la lumière du printemps vers la fin, inonde l'oeuvre de rayons d'espérance.
 La création eut lieu à Londres le 22 mai 1950 par la soprano Kirsten Flagstad et l'orchestre Philharmonia dirigé par Wilhelm Furtwängler.

Laurence HuncklerLaurence Hunckler-ElMoncef - soprano
Originaire deBesançon, Laurence Hunckler commence l’étude du chant en 1977 où elle intègre la chorale d’enfants du Conservatoire de Colmar sous la direction d’Arlette Steyer. Elle rentre en classe de chant en 1983 où elle travaille successivement avec Arlette Steyer, Irmel Stengel, Robert Dumé, Franz Pétri puis Henrik Siffert. Parallèlement, elle étudie la direction de chœur avec Claire Marchand et Erwin List. En 2000, elle obtient un DEM de chant . En 1998, elle est finaliste du concours Voix Nouvelles.
Poursuivant ses études en musicologie médiévale à l’Université de Strasbourg, elle rencontre en 1989, Anne Marie Deschamps, directrice artistique de l’Ensemble Venance Fortunat et oriente dans un premier temps sa carrière vers le chant médiéval abordant des répertoires très variés allant des chants de troubadours à Hildegarde von Bingen.
Paralèlement, elle entre en 2003 dans le chœur auxiliaire de l’Opéra National du Rhin et celui du Grand Théâtre de Dijon et participe à de nombreuses productions où elle côtoie des artistes tel que Michel Plasson, Béatrice Uria-Monzon, Alain Fondary, Ludovic Tézier , Claude Schnitzler ou encore Enrique Mazzola. Elle chante notamment dans Parsifal de Wagner (2003), Benvenutto Cellini de Berlioz, Don Carlos de Verdi, Les Troyens de Hector Berlioz (2006), Rossignol/Oedipus Rex de Stravinsky en version russe (2007), Tosca de Puccini (2008), Un ballo in maschera  de Verdi (2008), Macbeth de G. Verdi (2008) et (2010), Tannhaüser de Wagner (2013).
De 1998 à 2007, elle travaille sous la direction de Amarù Soren, chef de chant à la Staatliche Hochschule für Musik de Karlsruhe, et aborde des rôles du répertoire lyrique tels que Leonore, Abigaille, Lady Macbeth, ou encore Turandot.
 
En 2006, elle est co-fondatrice de la Cie Vocalise Trio et chante dans « Divas » une comédiequi mêle opéra et théâtre burlesque. Elle y interprète une diva excentrique en fin de carrière qui lutte pour rester sur les devants de la scène.
 
Elle donne également de nombreux récitals en France et à l’étranger notamment le dernier récital « L’Amour Inachevé », un voyage au cœur de l’opéra italien et des mélodies de Puccini, Verdi, Bellini et Giordano. Elle chante également le célèbre cycle « Les Nuits d’Eté » de Berlioz avec la complicité au piano de Claude Sitterlin.

Claude SitterlinClaude Sitterlin - piano  
Née en 1977 à Guebwiller. Son parcours musical atypique, débuté par la musique de variété puis le saxophone et enfin le piano classique, lui donne goût à toutes les formes de musique. Elle rejoint la filière d’étude classique à l’Ecole Nationale de Musique de Colmar et obtient à l’unanimité le Prix Supérieur Inter-Régional de Musique de Chambre à Nancy en 2003. La même année elle termine ses études universitaires à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg.
Les différents mondes dans lesquels elle est amenée à évoluer nourrissent son appétit de diversité et surtout son besoin de ne pas se prendre au sérieux. C’est avec les chanteurs qu’elle apprécie le partage musical sur scène, mais aussi parfois en orchestre à vent avec son saxophone.
Ainsi elle se produit fréquemment en récital avec Laurence Hunckler, et accompagne des groupes vocaux pour des projets variés.
Elle incarne la pianiste dans le spectacle « Divas », comédie lyrique et burlesque. Son personnage – poussé dans tous ses retranchements- lui permet de montrer que la musique est avant tout un moment de bonheur facilement accessible !
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