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Association Abbaye de Marbach
Signes des Temps
« Signes des Temps »

Une exposition d'Isabelle Gilson.
Du vendredi 20 août au dimanche 12 septembre

- Vernissage -
vendredi 27 août

19h00 Vernissage pique-nique

20h30 Vernissage musical avec
"Les scintillances de Fah"


Au carrefour des temps et des peuples, couleurs, symboles et traditions s’entremêlent et se fécondent, semant au gré des vents les messages de paix, d’amour et de reliance au Tout.



Autodidacte, passionnée par l'art et la spiritualité des peuples premiers, j'explore les traces des Anciens, la multidimensionnalité du Temps, mêlant rythmes et lumière, couleurs et structures, voyageant de l'infiniment petit organique à l'immensité astrale.

Je traduis ainsi dans la matière mes questionnements, mes perceptions, mes intuitions...

Marbach, un lieu que je « sentais » avant même de le visiter.

M’y retrouver, marcher l’espace, prendre la mesure du temps et de l’amitié, capter la vibration… et me relier à Guta et Sintram, un moine et une moniale réunis pour rédiger, illustrer et enluminer ce magnifique « Codex Guta Sintram »

Je me laisse toucher par la grâce du site, inspirer des histoires pour donner corps en peinture à l’esprit du lieu tel que je le ressens.


Quatre mois de gestation…

Penser le format :

La pierre tombale adossée au mur donne le ton dans sa verticalité, elle installe le rythme, la dimension. Je vois quatre panneaux peints, étroits et hauts.


Le format déterminé, les formes se dessinent, se proposent, s’évanouissent, rêves épars, au gré des vents de l’inspir Je me laisse semer, on verra quelle graine prendra vie.

Plus rapidement les couleurs s’imposent : le codex de Guta et Sintram m’interpelle par ses bleu outremer et rouge vermillon: des tons que je n’utilise pas habituellement, mais que je me surprends à trouver incontournables. Déjà quelque chose se dessine…

Je me plonge dans le Codex…, la structure de la première partie, les arches, doubles ou triples reviennent, dans une diversité et une créativité de décors qui m’enchantent. J’observe les pieds et les têtes des colonnes et je dessine ce vocabulaire de formes ornementales dont la richesse m’est bonheur.


Assez rapidement, l’idée de créer des pages de manuscrit à l’image du codex prend sa place et oriente la suite du travail. Il s’agit de réinterpréter une structure, un contenu, des ornementations.

Synchronicités : je rencontre une amie à qui je parle de ce projet peintures. Emballée, elle me prête un livre richement illustré sur les manuscrits. C’est le flash : je déguste !

C’est à ce moment que je sors du cadre initial : de la rencontre avec Guta et Sintram, je m’envole vers l’attrait merveilleux des manuscrits. Tout prend place : quatre types différents de pages, des fonds associés et un autre format : des longues écharpes de toiles, je passe à des presque carrés que je compte suspendre en hauteur, par deux, pour me rapprocher de l’idée initale, tout en acquérant une souplesse nouvelle et un confort plus grand pour la réalisation de ces pages de manuscrits.

L’envie devient plus précise d’incorporer du texte à ces structures : tout naturellement, j’espère trouver dans le codex lui-même des extraits qui me conviennent. Pour ce que j’en sais, ce livre d’heures contient entre autres des conseils d’hygiène, de médecine, des recettes de plantes … J’ai fouillé dans la documentation reçue par Joël, ai lu en diagonale la règle de saint-augustin (qui a définitivement brisé toute velléité d’entrer au couvent, s’il en restait), sans retrouver ce que je cherchais. Il faut dire qu’il y en avait des pages à déchiffrer, vive les techniques de lecture rapide ! (à l’heure où j’écris, en un bel élan de souvenir, je viens de retrouver cette part manquante : les fameux conseils… Les tours et détours du « hasard » ont bien œuvré…)

Temps de pause dans la démarche : par quoi allai-je remplacer ces textes ? La lecture à cette époque de l’ouvrage de Ferrini, « Le silence du cœur » m’a apporté réponse. Je voulais me laisser aller au hasard, pas de recherche particulière donc, juste du lâcher-prise et de l’ouverture à ce qui me serait offert. Un autre livre s’est imposé : Pierre Rahbi, « Parole de terre ». Même principe, j’ouvre au hasard et je me laisse happer par les mots qui me parlent au profond. Une douzaine d’extraits sont rassemblés. Une deuxième lecture fait le tri pour en conserver huit, puis il s’agit de découvrir la cohérence interne, le sens. Je choisis de les numéroter.

Reste à creuser point de vue calligraphie. L’onciale me parle bien, mais le temps m’est compté. Les heures de pratique nécessaires pour intégrer ce style et le tracer en fluidité manquent… Je découvre néanmoins les aspects techniques de la calligraphie et les traces de construction dans lesmanuscrits , restes de lignes non effacées.

C’est ainsi que début juillet, je me lance dans la mesure et la découpe des toiles, tâche exaltante, précise et prise de tête.

Quand enfin les huit toiles sont coupées, je peux me lancer dans la peinture des fonds .

Long passage à vide… la peinture n’est pas là. Elle n’est pas fidèle à mes rendez vous, elle me vient buissonnière et capricieuse.

A défaut de peindre, puisque le temps commence à s’accélérer, je me propose de commencer à imaginer le système d’accrochage. Commence le parcours du combattant : l’une après l’autre mes idées tombent, faute de l’existence du matériel dont j’ai besoin. (Fabrication stoppée pour l’apparition d’un autre produit qui ne me convient pas, rupture de stock. …) Remue-méninges intensif et inquiétude légère en émergence…euh.. le temps passe et rien ne se met : pas inspirée pour la peinture, le matériel pour les finitions fait défaut quelle que soit la solution de rechange, mais le temps ne s’arrête pas lui. Sourde confiance teintée d’observations fatalistes.

Enfin, je me décide pour les tiges filetées , en lâcher prise…

Encore du souci avec les crochets désirés, manquants au magasin, remplacés par un étonnant montage qui s’avère intéressant…

Le temps oblige, il faut lancer la peinture coûte que coûte.

Et là si l’aventure commence petite et timide, survient le moment béni où ce n’est plus moi qui veut, qui guide, qui force… je me fais prendre en main par les toiles qui me soufflent en murmures d’évidence couleurs et tracés.


La peinture s’est invitée et m’envole en étonnements joyeux, séances goûteuses , découvertes ravies… De pièce en pièce, du home sweet home aux maisons accueillantes de mes amis, à la cellule matricielle et cosy du camping-car,(car il a fallu partir, commencer le voyage de la Meuse hutoise à Colmar l’alsacienne), les toiles se parsèment de signes, se cisèlent.


Je ne peins plus…
Je suis peinte
Je découvre
Je vous partage



Renseignements, horaires, rendez-vous visite... : 0607357052

Isabelle Gilson "Laluciole" sur Facebook :
http://www.facebook.com/pages/Laluciole/242314176795

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